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La Liberté selon Léon Bourgeois : pas celle des lobbies et des trusts, mais celle des pauvres gens.

29 octobre 2013

« … Quant à la liberté je n’y reviens pas : c’est le but vers lequel nous marchons. Il s’agit de l’assurer à tous. Contre les les abus de la force et de l’autorité, 1789 a dit : liberté ! et il fallait le dire ; mais 1789 n’a pu songer à garantir la liberté contre les périls inconnus alors, contre l’extraordinaire puissance des capitaux, multipliée encore par le progrès incessant de la science. La liberté, telle que la définissent les théoriciens de l’économie politique pure, c’est tout simplement ce que nos anciens appelaient la force ; c’est celle qui permet à un milliardaire de tenir entre ses mains les conditions de production et de vente d’un objet déterminé dans un pays entier, si bien que chacun des consommateurs soient forcés de passer par ses exigences draconiennes. Qu’est la liberté des pauvres gens devant cette liberté prétendue du chef d’un trust ? Cette liberté qui disparaît ainsi devant les abus de la force économique, mais c’est la servitude ! Le trust, c’est du collectivisme au profit d’un seul. A ce compte, j’aimerais mieux l’autre, qui est au profit de tout le monde. »

Léon Bourgeois, Philosophie de la solidarité, conférence donnée en 1901, Denis DEMKO, La Documentation Républicaine, EDIMAF, 2001, p119, ISBN 2-84721-012-1

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