Skip to content

L’art dithyrambique

16 juin 2014

C’est ici , dans ce suprême péril de la volonté, que s’offre l’art, comme un magicien qui guérit et qui sauve; lui seul est capable de transformer les pensées de dégoût nées de l’horreur et de l’absurdité de l’existence en représentations qui rendent la vie possible : nous voulons parler du sublime, par quoi l’horreur est maîtrisée à travers l’art, et du comique, où l’âme se décharge à travers l’art du dégoût de l’absurde. Le chœur satyrique du dithyrambe est l’acte libérateur de l’art grec; le monde médiateur des compagnons de Dionysos efface les tentations de faiblesse que nous venons de décrire.

Nietzsche – La naissance de la tragédie, à Paris, Gonthier, 1964, p52.

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :