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[Champagne-Ardenne – Réforme territoriale] Mieux que le G10, le G4 – L’Hebdo du Vendredi

26 septembre 2014

Pour exister dans la future grande région, Reims, Châlons et Epernay semblent, selon les décideurs économiques et politiques, destinées à regarder dans la même direction.

  • Pour exister dans la future grande région, Reims, Châlons et Epernay semblent, selon les décideurs économiques et politiques, destinées à regarder dans la même direction. (© l’Hebdo du Vendredi)
Dans sa dernière étude, l’INSEE vient appuyer les discours politiques en mettant en lumière la complémentarité de Reims, Châlons, Epernay et Rethel : quatre villes qui, à plus ou moins long terme, semblent destinées à s’unir pour exister et former, ensemble, une métropole de référence.
Alors que, depuis plusieurs mois, le projet de réforme territoriale agite les acteurs économiques et politiques en région – la Champagne-Ardenne doit-elle fusionner avec la Picardie ou avec l’Alsace et la Lorraine ? – il semblerait que le destin d’une grande partie des champardennais, en particulier marnais, soit ailleurs. En effet, peu importe finalement avec quel territoire la Champagne-Ardenne sera mariée (de force), car dans tous les cas, elle aura du mal à exister, en particulier face au sillon lorrain formé autour de Metz et Nancy et à la métropole strasbourgeoise. Pour compter dans cette future grande région, la meilleure parade semble donc être la création d’une métropole qui compte à l’échelle nationale, voire européenne. Seulement, un constat s’impose : aucune ville de la région ne peut revendiquer seule ce statut. Pas même Reims, pourtant 12e ville la plus peuplée du pays, mais dont l’agglomération ne pèse pas suffisamment lourd face à ses concurrentes lorraines et alsaciennes. La solution ? La création d’une métropole rassemblant les aires urbaines de Reims, Châlons, Epernay et Rethel, soit au total 446 990 habitants. Quatre territoires qui, selon la dernière étude de l’INSEE, « sont complémentaires ». « A Reims les fonctions métropolitaines, c’est à dire l’attractivité économique, universitaire et touristique. A Châlons les fonctions présentielles et transversales, forte de ses centres de décisions administratifs et ses capacités d’interconnexion avec notamment l’aéroport de Vatry. A Epernay, les fonctions de production et d’innovation grâce au secteur du Champagne et à Rethel des fonctions présentielles du fait de la forte présence d’habitants travaillant à Reims », explique Anh Van Lu, chef des projets à l’INSEE. La situation de Rethel est un peu à part car cette commune et son aire urbaine ne se situent pas dans le même département et, dans ces conditions, un rapprochement concret semble plus difficile dans l’immédiat, même si rien ne l’interdit. Le maire de la commune ardenaise, Guy Deramaix, assure d’ailleurs, « que le Rethelois ne peut pas vivre sans Reims ».
Naturellement, si la volonté politique semble être réelle, le rapprochement concret entre ses quatre territoires ne se fera pas du jour au lendemain. Ce sont les différentes intercommunalités, en premier lieu desquelles Reims Métropole, Cité en Champagne, Pays de Champagne et Pays Rethélois, qui en ont le pouvoir. Et pour ce faire, il leur faudra convaincre en interne, mais aussi les autres intercommunalités situées au sein de leurs aires urbaines respectives, que leur destin est commun. En effet, on ne peut pas imaginer la création d’une métropole autour de ce G4 sans y adjoindre par exemple Thillois et la communauté de communes de Champagne Vesle, Courcy et celle des deux Coteaux ou encore Bazancourt et la Vallée de la Suippe : autant d’intercommunalités qui possèdent de forts atouts, là aussi complémentaires des quatre villes de référence, mais qui ont toujours préférées jusque-là conserver leurs indépendances vis-à-vis de Reims. Si cette méfiance des communes rurales à l’égard de la grande ville n’est pas nouvelle, il faudra pourtant bien que nos décideurs politiques la surmonte pour donner vie dans le futur à ce fameux G3 ou G4.

J.D
Future fusion des agences d’urbanisme de Reims et Châlons : un premier pas vers le G3/G4 ?

Premier véritable rapprochement concret entre Reims et Châlons, le projet de fusion entre les agences d’urbanisme des deux villes est bien enclenché, comme le confirme Cédric Chevalier, président de l’agence rémoise : « Il y a eu une annonce politique. Maintenant, la réflexion est engagée entre les dirigeants des agences de Reims et de Châlons. C’est bien sûr un élément constitutif du G3. Mais une fusion ne se fait pas en un jour. Il faut un projet, tenir compte des femmes et des hommes qui travaillent aujourd’hui dans ces deux agences où les cultures peuvent être différentes. Nous avons établi un cap que nous allons atteindre tous ensemble, sans aller trop vite, et qui ne se fera pas sans les salariés. Car ce projet de fusion n’est en aucun cas une OPA, mais bien une mise en commun de nos ressources afin d’être plus forts demain. » Cette fusion permettrait également d’élargir le périmètre d’action des agences d’urbanisme et d’inclure la Communauté de communes Epernay Pays de Champagne. René Doucet, président de l’agence châlonnaise, ne voit pas dans ce projet une volonté des collectivités de mettre en concurrence plusieurs agences, mais au contraire l’envie de constituer « une seule structure à même de répondre aux demandes du G3, qui prendra peut-être demain la forme d’un pôle métropolitain. »

Source : Mieux que le G10, le G4 – L’Hebdo du Vendredi.

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