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[Reims – Culture] VIDÉOS – Gladys Hulot, une Rémoise virtuose de la scie musicale

12 novembre 2014

<br /> Gladys Hulot, 31 ans, devant un de ses tableaux intitulé «<br /> Hommage au cochon inconnu<br /> ».</p> <p>A.R.<br />
Gladys Hulot, 31 ans, devant un de ses tableaux intitulé « Hommage au cochon inconnu ».

REIMS (51). Joueuse de scie musicale mondialement reconnue, Gladys Hulot est aussi une artiste inclassable. Douée, drôle et tellement surprenante.

À 3 ans, quand la maîtresse lui demande un jour de dessiner un poney, elle crayonne le plus beau des… bateaux. Pendant longtemps, son père a été boucher, elle est végétarienne. Gladys Hulot a toujours tout fait à l’inverse des autres. La Rémoise de 31 ans est donc « logiquement » tombée amoureuse de la scie musicale. L’instrument le plus ringard du monde. Mais ça, c’était avant…

Aujourd’hui, elle dépoussière la lame d’acier. La vole aux clowns des cirques d’antan pour la sublimer. Et décroche, à grand renfort de pompes quotidiennes pour muscler ses petits bras, le premier prix du championnat international de scie musicale organisé en Pologne en juillet 2011. Rien que ça ! Aussi à l’aise dans l’interprétation de « La Strada » que des reprises d’Indochine, en passant par des musiques traditionnelles russes. Et quelques compositions personnelles… avec une prédilection pour l’électro-pop. « Je conçois l’instrument comme un prolongement de ma voix. Je ne chante pas mais je joue de la lame. Ce sont mes cordes vocales », confie l’artiste.

« Au début, aucun son ne sortait… »

C’est à 13 ans que Gladys découvre la scie musicale dans le film Delicatessen, réalisé par Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. « J’ai trouvé ça incroyable. Je me suis juré d’en jouer un jour. » Une dizaine d’années et deux diplômes de l’École supérieure d’art et de design de Reims plus tard, un spectacle des Tigers Lillies circus, un trio de musiciens dont l’un est lamiste, finit de la décider. Et comme, en plus d’être un oxymore à elle toute seule, Gladys ne fait jamais les choses à moitié, elle dégote pour 135 euros une « Gerintes » (du nom de son facteur Jean-Marie Gerintes) près de Fontainebleau. Et se lance… toute seule. « Pendant quinze jours, aucun son n’est sorti. Ou alors, on aurait dit un chien qui couinait après s’être coincé la queue. » Et puis, le miracle se produit. Du jour au lendemain, elle réussit à jouer « La Strada ». « J’étais dans la cuisine, j’épluchais des pommes de terre, raconte sa maman Magali. Au début, je croyais qu’elle sifflait. » Il faut dire que Gladys venait de recevoir les félicitations du manager de Philippe Katerine, à qui elle avait envoyé une copie de son tableau intitulé « Hommage au cochon inconnu » (photo) :« Philippe a beaucoup aimé. » Quatre mots qui l’ont aidée à trouver la clef. C’était en 2008.

Elle en a parcouru du chemin, depuis. Engrangeant les conseils de grands musiciens, impressionnés à chaque fois par sa maîtrise. Trois ans plus tard, sans avoir pris un seul cours de solfège de sa vie, Gladys est devenue une lamiste reconnue internationalement. Seule ou en duo avec son ami Tom Fink, elle se produit désormais régulièrement sur scène en France et en Allemagne.

L’acteur et réalisateur Maurice Barthélemy, ex-membre de la troupe comique des Robins des bois, a croisé la route de la Rémoise l’an dernier. « C’est son père qui m’a montré des vidéos d’elle en concert. J’ai tout de suite été fasciné par le personnage et son univers. C’est quelque chose de très habité, très sincère, profond. C’est une personne qui me touche, elle a beaucoup de talents », glissait-il, hier. Grâce à lui, Gladys participe au 52e Gala de l’Union des artistes (diffusé sur France2 en janvier dernier) aux côtés de l’actrice Stéfi Celma. « C’était un grand moment. Une riche expérience humaine, inoubliable, se souvient-elle. J’ai fait de belles rencontres : Benoît Poelvoorde, Bénabar, Arié Elmaleh, le violoniste Laurent Korcia… des gens que je n’osais pas approcher. »

Ses muses, ses sources d’inspiration

Impossible de parler de Gladys, sans évoquer ses « muses », ses sources d’inspiration : amoureuse tour à tour d’Arthur Rimbaud, de Mozart, de Chopin, Jacquouille des Visiteurs (« une erreur de jeunesse »), David Bowie, Philippe Katerine, Nicola Sirkis… Grâce à eux, elle peut exprimer tous ses talents, dans la musique, mais aussi le dessin, la peinture, le web design et l’écriture. Elle se définit comme « une artiste tout court. Une artiste tridimensionnelle. Un couteau suisse. Une araignée à huit pattes. » Bref, une artiste unique, à ne surtout pas perdre de vue. « Même si, concède sa mère, il faut parfois un décodeur… »

Renseignements sur http://www.gladyshulot.com

Alice Renard

Source : VIDÉOS. Gladys Hulot, une Rémoise virtuose de la scie musicale – Reims – www.lunion.presse.fr.

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