Après plusieurs mois d’attente, Astrid Méan peut enfin tenir son premier livre entre les mains. La jeune Amaytoise de 18 ans a, en effet, signé, en avril passé, un contrat avec une maison d’édition française, «Kitsunegari». «Je suis super contente, confie Astrid Méan. Mais je crois que je ne réalise pas encore car tout s’est enchaîné très vite».

En janvier, nous avions déjà rencontré la jeune fille. À ce moment-là, son livre de fantasy historique était encore un tas de feuilles rangées dans un classeur. Un premier tome, d’une série de six, qui raconte l’histoire de plusieurs générations de tueurs de dieux. Un livre mêlant un monde fantastique et l’époque de la Rome antique.

Une illustratrice de renom

Après l’avoir proposé à de grosses maisons d’édition, sans succès, elle décide d’envoyer son livre à «Kitsunegari». «Je me suis dit que je n’avais rien à perdre. Et un mois plus tard, l’éditrice me renvoie un message en me disant: “ j’ai lu 200 pages de votre bouquin. Je vous veux! ”». La jeune Amaytoise devient ainsi une des premières auteures à signer dans cette maison d’édition.

S’enchaînent ensuite plusieurs corrections. «J’ai dû le relire encore deux fois. L’éditrice a également apporté ses notes positives et négatives. C’était quand même du sport», confie Astrid Méan. Un travail laborieux, sachant que son bouquin comporte plus de 600 pages. Ensuite, il a fallu trouver une illustratrice pour la couverture. «On a trouvé une illustratrice pour faire une illustration complète du bouquin, Laura Csajagi. Elle a déjà travaillé pour de grands noms de la littérature comme Maxime Chattam ou Robin Hobb. On s’est battu pour l’avoir et je suis vraiment super contente du travail qu’elle a fait.»

200 exemplaires en vente

Aujourd’hui, Deorum Interfectores est enfin sorti, en 200 exemplaires. «On en réimprimera à la demande, si ça fonctionne bien», explique Astrid. Et la jeune fille est ravie de pouvoir le présenter au public. «Je fais plusieurs séances de dédicaces dans des librairies. Je participe aussi au Mon’s Livre le 20 novembre et à un festival à Toulouse en décembre.» Une belle ascension pour cette jeune Amaytoise qui souhaite en faire son métier. «J’espère en vivre un jour. Ce serait vraiment génial. Déjà aller faire des conventions, des salons, permet de rencontrer plein de gens et c’est vraiment chouette. Je crois qu’aujourd’hui, j’ai fait le plus difficile: écrire un premier roman et le publier. Maintenant, il va falloir que je laisse ma trace.»

Deorum Interfectores est disponible notamment à La Dérive à Huy, au Press Shop à Amay ou encore à Slumberland à Liège. Il est également en vente surwww.fnac.com et sur www.kitsunegari-editions.com.