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[Culture scientifique et technique] La machine la plus énigmatique du monde antique dévoile ses secrets

10 décembre 2014
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L’un des artefacts les plus énigmatiques du monde antique continue de dévoiler ses secrets plus d’un siècle après sa découverte. Une étude récente suggère que l’appareil pourrait avoir un siècle de plus qu’estimé auparavant, redéfinissant son contexte scientifique.

En 1901, deux pêcheurs d’éponges grecs découvrent, au large de l’île d’Anticythère l’épave d’une galère romaine sous 60 mètres d’eau. Statues, amphores et pièces de monnaie diverses jonchent les alentours du navire et constituent dès l’année suivante une véritable mine d’or pour les archéologues ; parmi ces trésors s’en trouvait un qui allait révolutionner l’histoire des sciences, et torturer l’esprit des chercheurs sur plus de 100 ans.

Car l’objet avait, lors de sa découverte, tout de l’anachronisme ; comment qualifier autrement l’existence d’un mécanisme compact (21cm de haut pour 16cm de largeur) intégrant des dizaines de rouages complexes de bronze, près de 1000 ans avant l’apparition de tout autre système similaire ?

La machine a donc forcé les scientifiques à reconsidérer les acquis des sciences grecques de l’antiquité. Le mécanisme d’Anticythère, désormais considéré comme le tout premier calculateur analogique, offrait pléthore de fonctions : prévision des éclipses (à l’heure près), indication des variations dans l’orbite lunaire, représentation du mouvement des 5 planètes connues… Soit un véritable concentré du savoir astronomique d’alors, dans un boitier au format réduit.

Un mystère dévoilé pas à pas

De nombreux débats restent d’actualité sur l’origine de l’artefact ainsi que sur l’identité de son concepteur. Ce qui présuppose d’en connaître la date de fabrication ; d’abord estimée proche du naufrage du navire (entre -87 et -60 av J.C) faute d’indices, la machine a été progressivement replacée dans son contexte historique grâce à l’évolution des techniques d’analyse.

De la radiographie des années 1970 aux images 3D début 2000, les progrès réalisés ont permis d’étudier plus en détail les fragments de textes grecs à l’arrière de l’appareil. Aujourd’hui décryptés à 95 %, ces derniers font remonter la construction du dispositif entre -150 et -100 av J.C.

Une étude publiée le mois dernier par l’historien argentin Christian Carman et le docteur James Evans pourrait cependant revoir à la hausse l’âge de la machine. En appliquant un modèle éliminatoire aux calendriers lunaires du mécanisme (dits de Saros et de Méton), les deux chercheurs ont conclu que ce dernier fonctionnerait de manière optimale en prenant, comme point de départ, l’an 205 avant notre ère. Soit 50 à 100 ans de plus que les estimations précédentes.

D’après Carman et Evans, cette conclusion étaye l’hypothèse selon laquelle le système prédictif des éclipses reposerait non pas sur la trigonométrie grecque, encore balbutiante à l’époque, mais sur une arithmétique inspirée des travaux babyloniens.

 Source : New York Times

– Illustration : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Source : La machine la plus énigmatique du monde antique dévoile ses secrets – SciencePost.

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