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[Culture – Patrimoine] REIMS – Le Cellier : un nouvel espace de création et de diffusion ouvre ses portes.

3 avril 2015

Samedi 4 avril, un nouveau pôle culturel ouvre à proximité de l’Hôtel de ville de Reims au sein des anciens celliers Jacquart. Baptisé sobrement Le Cellier, ce nouveau lieu est destiné notamment à accueillir des spectacles vivants et des expositions d’arts visuels. Visite.

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  • Le style Art Nouveau de la façade a été totalement préservé.

    Le style Art Nouveau de la façade a été totalement préservé. (© l’Hebdo du Vendredi)
  • Le Cellier dispose d'une vaste salle de création.

    Le Cellier dispose d’une vaste salle de création. (© l’Hebdo du Vendredi)
  • Le premier niveau des caves est dédié aux expositions.

    Le premier niveau des caves est dédié aux expositions. (© l’Hebdo du Vendredi)
  • La salle de diffusion peut accueillir 144 spectateurs.

    La salle de diffusion peut accueillir 144 spectateurs. (© l’Hebdo du Vendredi)
  • Derrière l'impressionnante façcade historique se cache des salles au volume généreux.

    Derrière l’impressionnante façcade historique se cache des salles au volume généreux. (© l’Hebdo du Vendredi)
  • L'artiste Georges Rousse a immortalisé le site avant sa rénovation en mars 2012.

    L’artiste Georges Rousse a immortalisé le site avant sa rénovation en mars 2012. (© l’Hebdo du Vendredi)
  • Dernières retouches avant l'inauguration officielle prévue samedi matin.

    Dernières retouches avant l’inauguration officielle prévue samedi matin. (© l’Hebdo du Vendredi)
  • Le style Art Nouveau de la façade a été totalement préservé.

    Le style Art Nouveau de la façade a été totalement préservé. (© l’Hebdo du Vendredi)
  • Le Cellier dispose d'une vaste salle de création.

    Le Cellier dispose d’une vaste salle de création. (© l’Hebdo du Vendredi)

Site industriel construit en 1898 par l’architecte Ernest Kalas, les anciens celliers Jacquart respirent toujours le champagne, même si la vénérable maison a quitté le lieu à la fin des années 2000. La façade datant de 1898 classée à l’inventaire des Monuments historiques rappelle d’ailleurs pour toujours son majestueux passé. Quand l’ancienne majorité s’installe à la mairie, située juste à côté, elle saisit l’occasion qui lui est donnée de devenir propriétaire de ces anciens celliers en échange de 2 millions d’euros. Son objectif est alors de créer un nouvel équipement culturel. Nom de baptême : le Lieu commun. Six années se sont écoulées depuis, et si Arnaud Robinet a remplacé Adeline Hazan à l’Hôtel de Ville, le projet souhaité par l’ancienne maire de Reims est devenu une réalité, même s’il a été rebaptisé le Cellier. C’est la coopérative d’architectes belge l’Escaut, associée à l’agence Tandem+ de Lille qui a été chargée de restaurer et d’aménager ce site avec la volonté de conserver les traces et les témoignages de l’histoire passée. Cette volonté de sincérité architecturale s’apparente à la notion d’« esprit de friche », une posture architecturale spécifique qui a permis d’économiser les interventions, afin que la générosité des espaces originels et les couches d’histoire greffées sur leurs murs constituent l’expérience première des utilisateurs et du public.

Un lieu de diffusion, de création et d’exposition

Ainsi, après trois années de travaux, et un coût de 8,5 millions d’euros, le Cellier ouvre donc ses portes ce week-end au grand public. Derrière son imposante façade se cachent donc 6 000 m2 d’équipements à vocation culturelle devant remplir trois fonctions : la diffusion, la création et l’exposition. Chacune d’elles a ses spécificités en matière d’occupation d’espace, de rythme et de publics. Elles ont donc été réparties en zones distinctes, bénéficiant d’accès indépendants, mais s’articulant toutes autour du foyer du public, véritable cœur du projet au sens propre comme au sens figuré. La bâtiment abrite ainsi notamment une salle de spectacle d’une capacité de 140 places assises, une vaste salle de création et un espace d’exposition d’une superficie de plus de 800 m2 situé au premier niveau des caves, mais aussi d’autres salles plus petites, dont une cuisine ou des douches, et des bureaux. Destiné à accueillir compagnies et artistes divers, des ateliers de la culture et du patrimoine, le Cellier sera aussi très bientôt la nouvelle adresse de Nova Villa, l’association organisatrice du festival Méli’môme.

Julien Debant
Le Cellier, 4 bis rue de Mars Portes ouvertes les 4 et 5 avril de 14 h à 19h Rens. : 03 26 77 75 15 ou culture@mairie-reims.fr
Portes ouvertes ce week-end

Inauguré officiellement samedi matin, le Cellier ouvre ses portes au grand public tout au long du week-end. A cette occasion, la Ville de Reims propose une déambulation artistique pour découvrir une architecture surprenante. Une visite d’espace en espace qui doit permettre aux visiteurs de prendre possession des lieux. Des surprises seront au rendez-vous avec l’idée d’évoquer les spectacles qui se joueront sur place toute l’année. En plus de l’exposition Georges Rousse (à lire plus loin), de nombreuses propositions sont programmées : des visites guidées menées par les comédiens de la compagnie rémoise Bronca, petites formes théâtrales et musicales (Nova Villa, Collectif Das Atelier, etc.) et ateliers de pratiques artistiques (ateliers du patrimoine et ateliers BD et manga avec le collectif 510 TTC). A noter également que le foyer, au rez-de-chaussée, accueillera une ponctuation signalétique sous forme d’installation lumineuse. Imaginée par Mylène Farcy et Charles Durand, jeunes designers du studio DSPLY, cette proposition explore les codes de l’art numérique en mêlant arts visuels et architecture dans lesquelles l’expérience des spectateurs est centrale.
Portes ouvertes samedi 4 et dimanche 5 avril, de 14h à 19h. Et à partir du 8 avril, du mercredi au dimanche de 14h à 18h. Entrée libre. Renseignements et programme complet sur reims.fr/le-cellier

Georges Rousse pose son inimitable regard sur les anciens celliers Jacquart

Temps fort de ce week-end inaugural, l’exposition Georges Rousse devrait ravir ceux qui connaissent le travail de cet artiste de renommée internationale et sans aucun doute surprendre les autres. Au sein de l’espace d’exposition du Cellier, il présente 25 oeuvres photographiques dont l’une réalisée au sein même des anciens celliers Jacquart, en février 2012, avant la transformation des lieux. Depuis plus de trente ans, Georges Rousse visite des sites désaffectés et les marque de son empreinte à travers une oeuvre photographique importante dans laquelle se répète le principe de l’anamorphose. Il s’agit d’une technique de trompe-l’œil appliquée à un lieu ou un espace architectural précis.
Résultant d’un partenariat fructueux entre l’association La salle d’attente, le club d’entreprises mécènes PRISME et la ville de Reims, cette exposition conclut de la plus belle des manières le passage de Georges Rousse dans la Cité des sacres. En effet, en mars 2006, l’artiste avait déjà été invité à immortaliser les Halles du Boulingrin avant leur réhabilitation.

Exposition Georges Rousse, à découvrir du 4 avril au 14 juin au Cellier. Entrée libre

Source : http://reims.lhebdoduvendredi.com/article/21005/un_nouveau_lieu_culturel_hors_du_commun

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