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[ Ecologie – Développement durable] WARKAWATER, LES TOURS QUI TRANSFORMENT L’AIR EN EAU.

11 août 2015

Pour régler les problèmes d’accès à l’eau potable dans les pays où la sécheresse sévit, le designer Arturo Vittori et l’architecte Andreas Vogler des studios Architecture and Vision ont mis au point des tours qui permettent de capter l’humidité de l’air pour la transformer en eau.

Après avoir visité l’Éthiopie au cours de l’année 2012, le designer italien Arturo Vittori et l’architecte suisse Andreas Vogler, ont été très surpris par le fait que les habitants devaient marcher plusieurs heures pour accéder à un point d’eau pour ravitailler le village. Ils se sont mis d’accord très rapidement pour régler ce problème de pénurie d’eau dans les pays où la sécheresse est importante.

Pour cela, ils ont mis au point le projet Warkawater, des tours de 9 mètres de haut fabriquées en bambou qui permettent de capturer l’humidité de l’air pour la transformer en eau potable. Oui car même dans les régions les plus touchées par la sécheresse, le taux d’humidité de l’air peut atteindre 20%, ce qui n’est pas négligeable.

En Éthiopie, seulement 34% des habitants ont accès à l’eau potable. Nombreux sont ceux qui sont obligés de marcher de longues heures pour chercher de l’eau potable ou de l’eau qui est potentiellement dangereuse pour la population car elle stagne dans des mares d’eau qui sont contaminées par des déchets humains ou les animaux. Cette révolution va leur offrir de l’eau potable simplement et en grande quantité.

En effet, Warkawater est composé de cinq modules qui peuvent facilement être assemblés par les villageois eux-même sans avoir besoin d’équipement électrique ou d’échafaudage. De plus, selon le designer Arturo Vittori, ces tours écologiques permettent de collecter de 20 à 30 litres d’eau potable par jour. Elles pourront également stocker l’eau de pluie où l’eau contenue dans le brouillard.

Le projet Warkawater a déjà été présenté à la biennale de Venise et le designer Arturo Vittori espère pouvoirconstruire les deux premières tours en Éthiopie au cours de l’année 2015. Ce projet est surtout économique par rapport aux puits avec pompe (10 000 euros) puisqu’une tour ne coûte que 400 euros.

Source : http://hitek.fr/actualite/warkawater-tour-humidite-air-eau-transformer_291

Trois solutions pour transformer l’humidité de l’air en eau potable

Bonjour à toutes et à tous, Aujourd’hui dans A vau l’eau, trois solutions pour produire à bas coût de l’eau potable. Les chercheurs, les ingénieurs, les designers débordent d’idées novatrices. Fini les puits. Fini les forages. Fini les technologies parfois coûteuses. Fini les transferts technologiques qui ne sont utiles que sur le papier. Je vais vous présenter trois projets, à différents stades d’avancement. Tous trois utilisent l’humidité de l’air pour produire une eau consommable. Il s’agit des projets Warkawater, Rain House et Eole Water.

Dans les pays en développement, tout particulièrement en Afrique, la production d’eau potable est un enjeu majeur. Les solutions qui s’appliquent généralement consistent en l’installation de puits ou de forage. Malheureusement, les matériaux sont souvent chers pour les communautés locales. Souvent, on forme un responsable du point d’eau, qui devra entretenir l’installation. Il n’est pas rare qu’il finisse par aller vendre ses talents ailleurs, laissant la communauté avec une installation qui périclite. C’est pourquoi on développe des solutions peu chères, faciles d’entretien, construites si possible avec des matériaux locaux et des solutions reproductibles. Régie : WarkaWater, le premier projet que tu vas nous présenter a été développé par des designers européens Tout à fait ! Pour régler les problèmes d’accès à l’eau potable dans les pays où la sécheresse sévit, le designer Arturo Vittori et l’architecte Andreas Vogler des studios Architecture and Vision ont mis au point des tours qui permettent de capter l’humidité de l’air pour la transformer en eau. Régie : Comment ça fonctionne ? L’idée de base est relativement simple. Il s’agit de recréer des gouttelettes d’eau à partir de l’humidité de l’air. L’humidité, c’est ni plus ni moins que de la vapeur d’eau. Le projet Warkawater se compose de tours de 9 mètres de haut fabriquées en bambou qui permettent de capturer l’humidité de l’air pour la transformer en eau potable. Warkawater est plutôt destiné aux régions sèches, voir désertiques. Il faut savoir que même dans les régions les plus touchées par la sécheresse, le taux d’humidité de l’air peut atteindre 20%. Warkawater est composé de cinq modules qui peuvent facilement être assemblés par les villageois eux-mêmes sans avoir besoin d’équipement électrique ou d’échafaudage. De plus, selon le designer Arturo Vittori, ces tours écologiques permettent de collecter de 20 à 30 litres d’eau potable par jour. Elles pourront également stocker l’eau de pluie ou l’eau contenue dans le brouillard. Le projet Warkawater a déjà été présenté à la biennale de Venise en 2014. Le designer Arturo Vittori espère pouvoir construire les deux premières tours en Éthiopie au cours de l’année 2015. Ce projet est surtout économique par rapport aux puits avec pompe puisqu’une tour ne coûte que 400 euros. C’est vrai que c’est peu cher, mais pour les communautés éthiopiennes, c’est un coût important. Régie : Mais tous les projets ne sont pas à destination des pays en développement, preuve en est du projet Rain House. Rain House, la maison de la pluie ! Une société hongroise, Ivanka, a développé une maison qui agit comme un filtre à eau géant. Effectivement, nous ne sommes plus sur des projets d’aide au développement. Un système baptisé Bioconcrete, installé sur le toit de la maison, fait circuler l’eau dans des tubes en acier inoxydable, avant de terminer sa course dans une citerne, à l’intérieur de la maison. L’eau est alors bonne pour la consommation. Décrivant la Rain House comme « le chaînon manquant pour l’habitat écologique », Katalin Ivanka estime qu’on pourrait en construire dans la moitié des pays du monde (tous ceux ayant un taux de précipitation suffisamment important). Preuve en est qu’on reste dans un esprit de partage et de solidarité, Ivanka entend rendre sa technologie disponible en open source. En l’occurrence ici, il s’agirait de mettre à la disposition du public les plans de construction. Régie : Quand verra-t-on ce type de maison en France ? Pas demain, je le crains. La législation française en matière de récupération d’eau de pluie évolue très lentement. Aujourd’hui, la consommation de l’eau de pluie est interdite. Un des arguments contre cette consommation consiste à dire que l’eau de pluie ne contient pas ou peu de minéraux, contrairement à une eau qui s’est infiltrée dans le sol. L’eau qui s’infiltre se charge des éléments minéraux contenus dans ce sol. Régie : Ce qui n’empêche pas une entreprise française de se lancer sur le marché de la production d’eau potable à l’aide d’éoliennes. L’entreprise Eole Water est effectivement française, mais ses clients sont à l’étranger. Le concept développé par cette entreprise des Alpes de Haute Provence est plus technique. Il a d’ailleurs donné lieu à plusieurs brevets.

Le fonctionnement reste toujours le même : transformer l’humidité contenue dans l’air en eau potable. L’éolienne capte d’abord l’humidité naturellement présente dans l’air. Après condensation, l’humidité est transformée en eau grâce à une unité frigorifique située dans la nacelle. Cette eau condensée coule ensuite à travers un filtre puis est stockée dans le mat. La WMS1000, c’est le nom de cette éolienne particulière, permet de récolter jusqu’à 1500 litres d’eau par jour. Cette éolienne représente un double avantage: non seulement elle produit de l’eau potable, mais elle crée également de l’électricité (25% d’électricité de plus que ce dont elle a besoin pour son fonctionnement). Ainsi, si l’air est sec le jour et humide la nuit, l’éolienne alterne entre production d’électricité et d’eau. Cette éolienne a l’avantage de ne pas présenter d’impact sur l’environnement et d’être à énergie positive ! Les références de ces machines sont à retrouver sur le blog. Plouf ! Lundi dernier, le 16 mars, Ganges et les communes alentours ont eu une mauvaise surprise : l’eau du robinet était impropre à la consommation. L’occasion pour moi d’enchaîner deux émissions sur le cycle urbain de l’eau. Et pour commencer, le prochain épisode va me pomper, me pomper…

Source : http://avauleau.acwed.net/post/2015/04/03/Trois-solutions-pour-transformer-l-humidit%C3%A9-de-l-air-en-eau-potable

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