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[Collectivités territoriales] Le bilan territorial de François Hollande

Le bilan territorial de François Hollande

 

 

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Affiche Colloque

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[Éducation à l’image] « Hoax » : l’instit qui apprend à ses élèves à devenir des détectives du Web

Rose-Marie Farinella, institutrice en Haute-Savoie, expérimente depuis trois ans un programme d’éducation aux médias. Les élèves apprennent grâce à sa méthode à distinguer l’info de l’intox. Interview.

Sur la vidéo du youtubeur Hygiène mentale (voir ci-dessous, à partir de 5 min 29), les enfants ont les yeux cachés derrière des masques rigolos en papier journal.

Au tableau, la maîtresse leur montre une photo : on semble voir des supporters se battre dans les tribunes d’un stade. A leurs côtés, un homme en slip brandit une pelle. « Alors, qu’est-ce que vous pensez de cette image ? » les interroge Rose-Marie Farinella, enseignante.

Capture de la photo montrée au tableau

Capture de la photo montrée au tableau

En moins de deux secondes, plusieurs mains se lèvent. Un garçon prend la parole : « c’est faux ». Le pied de l’homme à la pelle « n’est pas bien positionné sur la marche », justifie-t-il pour preuve. La maîtresse se délecte :

« Parfait ! Tu sais qu’un journaliste de RTL s’est fait avoir par cette image ? […] Il en a parlé à un ministre pendant une interview. »

Et puis on n’arrête pas les élèves qui bombardent une poignée d’autres arguments pour démonter le photomontage.

Introduction : le projet de Rose-Marie Farinella, qui anime des ateliers à l’école de Taninges, par Hygiène Mentale

Savoir détecter un « hoax »

Cette scène se déroule dans l’école primaire de Taninges (Haute-Savoie), en juin 2016, précisément le jour où ces élèves de CM2 ont reçu leur diplôme d’« apprenti hoaxbuster ».

Rose-Marie Farinella, institutrice de maternelle et ancienne journaliste, a conçu et expérimente pour la troisième année consécutive un programme d’éducation aux médias pour lequel elle a été récemment primée. Objectif : que les élèves, en aiguisant leur regard, parviennent à distinguer l’info de l’intox.

Christophe Michel, enseignant et créateur d’une chaîne YouTube, a diffusé sur sa chaîne (Hygiène mentale) deux intéressantes vidéos qui racontent cette expérience. Deux autres devraient être diffusées prochainement.

Partie 2, par Hygiène Mentale sur le projet de Rose-Marie Farinella

Dans ces cours d’esprit critique, dont le programme détaillé est en ligne, les élèves découvrent le métier de journaliste, apprennent à décrypter des images, à repérer et à croiser les sources, et ainsi à pouvoir détecter les « hoax ». Un travail de longue haleine, qui court sur l’année scolaire, à raison de 45 minutes hebdomadaires.

Rue89 : Pourquoi avoir mis en place ces ateliers ?

Rose-Marie Farinella : J’ai commencé à y réfléchir en 2014. J’étais très préoccupée de recevoir plein de « hoax ». Comment font les internautes pour se repérer ? Et a fortiori, comment vont faire les jeunes générations ? Je me suis dit qu’il allait falloir créer des outils.

En parallèle, j’entendais lors des conseils d’école des parents et des enseignants se plaindre qu’ils étaient complètement désarmés face aux réseaux sociaux, de voir notamment que les élèves pouvaient s’envoyer des messages très agressifs.

Il y a un thème commun à ces deux constatations : comment s’informer et communiquer sur Internet et les réseaux sociaux ? Je me suis dit qu’il fallait construire un projet à partir de ces questions.

Avec le temps, je me suis rendu compte de l’importance d’avoir un moment de parole sur Internet que les élèves n’ont pas forcément avec leurs parents. Ils avaient tellement de questions que j’ai instauré un système de petits papiers sur lesquels ils les notent. L’année dernière, même le dernier jour, lors de la remise des diplômes d’apprenti hoaxbuster, je suis repartie avec des petits papiers parce qu’ils avaient encore des questions à poser. Et moi j’ai pas toutes les réponses ! Les réponses, durant l’année, on les a cherchées ensemble.

Quels type de questions vous posaient-ils ?

« C’est quoi un “creepypasta” ? » « Qu’est-ce que tu penses de la zone 51 ? » « Des illuminati ? » Dans la classe, 8 élèves avaient entendu parler des illuminati, 9 de la zone 51 alors que moi je ne connaissais pas.

Plusieurs enfants y croyaient, dur comme fer.

Ça tombait bien parce que c’est pile dans mon sujet : on a utilisé mon approche méthodologique pour vérifier. Est-ce que c’est vrai qu’il y a des extraterrestres sur la zone 51 ? Je peux vous dire qu’ils doutaient, au début.

Comment apprenez-vous aux élèves à faire la différence entre l’info et l’intox ?

Pendant toute la première partie de ma séquence, je n’aborde pas les fausses informations. Pour reconnaître les fausses informations, il faut d’abord, à mon avis, bien comprendre ce qu’est une vraie information.

Je commence par leur expliquer la différence entre publicité et rédactionnel. Est-ce que c’est vrai qu’on est plus jeunes parce qu’on boit de l’eau d’Evian ? Que la vie est plus belle quand on mange des Haribo ? On évoque à ce moment-là la notion de vérité.

Je consacre beaucoup de temps à explorer les médias et la profession de journaliste en montrant bien que c’est un métier qui exige un travail scrupuleux de recherche, de collecte, de recoupage, d’analyse, encadré par des règles déontologiques. J’espère ainsi que les élèves accorderont du crédit à ce métier, en cette période de grande méfiance à l’égard de la presse.

A travers des exercices d’improvisation et des jeux de rôle, j’essaie enfin de leur montrer combien il est difficile de retranscrire la réalité. L’année dernière, ils ont choisi de partir d’un accident de voiture, à Taninges.

Comment organisez-vous le jeux de rôle ?

Avant de commencer l’improvisation, on définit d’abord la situation (qui ? quand ? où ? comment ? pourquoi ?) et je leur demande de déterminer qui le journaliste, incarné par l’un des élèves, va pouvoir interviewer. Une fois qu’ils ont décidé qu’il interrogera la police, un ambulancier, des témoins, la famille de la victime, on passe à l’impro.

L’un des enfants joue le policier qui, très clair, raconte en détails au journaliste ce qu’il s’est passé. On passe à l’interview d’un des témoins. A un moment (l’élève était sans doute dans la lune), le témoin répond qu’il y a trois morts alors que le policier avait plus tôt parlé d’un seul décès. Les autres lui font remarquer : « Non, c’est un ! » Mais lui répond qu’il a vu trois morts.

Je leur ai dit de le laisser parler car dans la réalité, le journaliste peut très bien interviewer un témoin qui dit qu’il y a trois morts et non un. Et pourquoi t’as vu trois morts ? Il a justifié. Qu’est-ce que va écrire le journaliste ?

Cela pose plusieurs questions : est-ce que tous les témoignages ont la même valeur ? Quelles sont les sources plus ou moins fiables ? Et je leur explique pourquoi c’est intéressant d’interviewer tout le monde : cela donne malgré tout au journaliste une vision de la réalité, un éclairage le plus complet possible. Ça permet à mes élèves de comprendre quelle est la différence entre une opinion et un fait prouvé.

C’est compliqué à leur âge de comprendre ?

Bien sûr mais ils le sentent – et on a évidemment abordé cela plusieurs fois.

A un moment, alors qu’on travaillait sur les sites complotistes, c’est parti tout seul en scène d’impro. Je leur ai montré un article sur les attentats de Charlie hebdo dans lequel l’auteur expliquait qu’untel était un agent du Mossad. « Quelques femmes m’ont dit que… », écrivait l’auteur. Quand on a lu sa source, on rigolait comme des baleines. Et les enfants ont commencé à imaginer « quelques amis nous disent que sur Mars il y avait des sapins… », etc. Ils ont bien compris qu’il s’agissait d’une opinion, pas de faits prouvés.

On a aussi fait une impro sur l’ouverture de la chasse durant laquelle on a interviewé des écolos. Le journaliste entendait des arguments contradictoires. Alors comment fait-il ? Il va utiliser des mots comme « selon », « d’après ». On a discuté du fait que la difficulté, c’est aussi que le journaliste a ses goûts, ses idées, ses centres d’intérêts.

Le dessin d'un enfant de CM2 de l'école primaire de Taninges, 2015-2016 :

Le dessin d’un enfant de CM2 de l’école primaire de Taninges, 2015-2016 : « Tous contre les hoax, faisons barrage aux rumeurs »

Ce qui vous permet d’aborder la subjectivité, l’objectivité, l’impartialité…

Oui. Je leur ai proposé un autre jeu. Un journaliste doit suivre un match de foot entre Taninges et le village d’à côté. Comment va-t-il être objectif alors que son cœur bat très fort pour l’équipe de Taninges ?

L’objectivité est un concept difficile à utiliser. Leur mot à eux, c’est « être neutre », comme un arbitre.

Je leur ai appris l’importance de vérifier les sources et de croiser les infos, y compris avec des journaux dits fiables. Un journaliste peut se tromper. Que doit-il faire, dans ce cas ? Les enfants naturellement répondent « il le dit ». Et c’est vrai, il y a des règles déontologiques.

L’année dernière, on a commencé la séquence juste après les attentats de novembre à Paris. On est partis entre autres sur un fait divers qui est arrivé localement. Dans un village près de Taninges, quelqu’un était soupçonné de djihadisme car il avait des vidéos djihadistes chez lui et un drapeau de Daesh. Il a été arrêté. On a étudié plusieurs articles, de journaux nationaux et locaux.

On y a lu des informations complémentaires mais il y avait aussi un petit détail qui variait. Certains disaient que l’homme avait 25 ans, d’autres 28. Ce n’est pas très grave en soi. Mais comment fait le lecteur ? Il peut se dire que l’homme a entre 25 et 28 ans.

Croiser les sources permet aux élèves de se forger leur propre opinion. Je ne leur dit pas ce qu’ils doivent penser mais je leur conseille de croiser les infos si possible avec des supports très variés pour se faire leur opinion.

Je ne leur ai pas parlé des « bulles de filtre » mais ils s’en rendent compte par eux-mêmes : quand on croise les infos entre des journaux sérieux, les infos se recoupent quand même. Et quand on recoupe les infos entre plusieurs sites douteux, on retrouve les mêmes informations aussi. Ils s’en sont rendu compte quand on a travaillé sur le 13 novembre.

Je leur apprends la distanciation, l’esprit critique : elle est encore plus importante sur Internet où n’importe qui peut publier n’importe quoi.

Dans une seconde partie du programme, les élèves revêtent des masques qu’ils ont fabriqué avec des coupures de journal.

Oui, ils se transforment en apprentis hoaxbusters, ils deviennent des détectives du web.

On travaille au début sur les moteurs de recherche. Je leur demande qu’est-ce qui fait d’après eux qu’un lien arrive en premier dans les résultats Google. Certains pensent que c’est parce qu’il s’agit du lien le plus ancien, pour d’autres c’est le lien le plus récent, d’autres encore me disent « c’est parce que c’est le plus intéressant ».

Argh.

Ah ben oui, comment voulez vous qu’ils sachent ? Assez vite, ils répondent que c’est parce que c’est le lien le plus cliqué (je ne rentre pas dans le détail, car l’algorithme de Google est un peu plus complexe).

C’est important en tout cas qu’ils sachent que ce qui arrive en premier dans les résultats d’un moteur de recherche, ce n’est pas forcément vrai.

Leur travail de hoaxbuster, c’est de disséquer l’information. Quand je leur donne une information, je les fais réfléchir à son degré de crédibilité. Puis je les fais remonter à la source. Il y a trois questions pour cela qu’ils doivent se poser – pour moi c’est la base, le B.A-ba.

  • Qui a écrit l’article ?

Ils ne connaissent pas les journalistes professionnels mais ils peuvent se renseigner, en cliquant sur des liens ou en faisant une recherche – ils font un vrai travail de détective.

  • A quelle date ?
  • Et sur quel site ?

Est-ce que c’est un site sérieux ? Comment savoir s’il s’agit d’un site parodique ? Ils ont appris à trouver les onglets « à propos », « qui sommes-nous ? » ou les « mentions légales », où il est généralement précisé qu’il s’agit d’un site pour rigoler.

Je leur ai raconté que des adultes se sont faits berner par Le Gorafi – et même des adultes qui sont dans la vie politique [comme Christine Boutin, ndlr] !

Le dessin d'un élève de CM2 de l'école primaire de Taninges (2015-2016)

Le dessin d’un élève de CM2 de l’école primaire de Taninges (2015-2016)

S’ils ont des doutes sur le site, je les invite à consulter l’annuaire des sites de fausses informations de l’Express (qui n’est pas à jour) et je suis impatiente de pouvoir utiliser le plugin des Décodeurs du Monde pour repérer les sources douteuses. J’explique à mes élèves que sur ces sites, ils peuvent trouver de vraies comme des fausses informations. Que c’est plus ou moins douteux.

Je constate qu’avec Internet, mes élèves (comme les adultes) sont devenus à la fois des consommateurs et des producteurs d’informations. Ils publient des commentaires, partagent, relaient… A partir du moment où ils sont producteurs d’informations, je pense qu’ils sont tenus, à l’instar des journalistes, de croiser les informations (de manière moins approfondie évidemment).

C’est pour ça je passe un temps fou sur l’importance des sources pour le journaliste et l’importance des sources pour les internautes. C’est compliqué, et je ne leur raconte pas comme cela mais ils le ressentent et comprennent cette notion à travers les exercices d’improvisation.

Le dessin sur un hoax d'un élève de CM2 de Taninges (2015-2016)

Le dessin sur un hoax d’un élève de CM2 de Taninges (2015-2016)

Vous consacrez aussi une partie de votre programme à l’étude des images.

Je leur montre qu’on peut manipuler une photo. J’ai travaillé à partir de différents types d’images.

On voit comment on peut retoucher une image avec des logiciels. Ils ont vu la photo de leur école transformée en hôtel à partir de la photo du film « Grand Budapest Hotel » de Wes Anderson.

Capture du montage de l'école de Taninges

Capture du montage de l’école de Taninges

On a aussi regardé une vidéo où l’on voit un visage en train de se faire maquiller puis retoucher sur Photoshop. Ou encore la photo modifiée d’un jeune homme qui tient un iPad dans la main, transformée en Coran.

Ils ont compris qu’il faut analyser la perspective, les proportions pour détecter un éventuel photomontage.

Je leur montre aussi que que le choix du cadrage peut modifier le message d’une photo. C’est facile à comprendre : on a pris une photo de leur maîtresse qu’on voit avec des enfants en train de couper un gâteau avec un gros couteau. Si on recadre l’image sur le couteau, on a l’impression qu’elle coupe les doigts des enfants (voir ci-dessous).

Rose-Marie Farinella montre aux élèves la photo de leur institutrice

Rose-Marie Farinella montre aux élèves la photo de leur institutrice – Capture d’écran de la vidéo d’Hygiène mentale

Je leur montre qu’on peut mentir sur l’histoire d’une photo, sur le lieu ou la date de prise de vue – d’où l’intérêt de savoir analyser les détails de l’image et d’utiliser des outils comme Google Maps et Street View pour identifier où la photo a été prise.

Je leur ai montré une photo où l’on ignorait si elle avait été prise à Chinatown ou en Chine. Ils apprennent à regarder tous les détails : l’architecture, les vêtements, le panneau, la signalisation, la météo. Certains ont même voulu regarder les plaques d’égouts ! Je n’y avais même pas pensé.

Quels autres outils utilisent-ils ?

Google images et TinEye, pour retracer l’origine d’une image sur la Toile. Je m’appuie notamment pour cette séquence sur une vidéo de France 24. C’est très pertinent et tout à fait à leur portée. Ce que j’essaie aussi d’apprendre aux enfants c’est le temps de réflexion.

C’est-à-dire ?

Se garder le temps de réfléchir. Avoir un temps pour ne pas se laisser avoir par l’émotion de l’image. On se pose, on attend, on réfléchit. Surtout si c’est une image sensationnaliste.

Le dessin sur les hoax d'un élève de CM2 de l'école primaire de Taninges (2015-2016)

Le dessin sur les hoax d’un élève de CM2 de l’école primaire de Taninges (2015-2016)

Pour chaque fausse information, je leur demande pourquoi, à leur avis, cette image a été diffusée. Pour faire rire ? Par négligence ? Pour faire du clic ou de la pub ? Pour convaincre ? Pour nuire ? On a notamment étudié une photo où l’on voit des hommes et des femmes noirs dans une piscine ; la légende dit que ça se passe à Créteil alors qu’elle a été prise au Sénégal. Pourquoi écrire cela ? Ils ont trouvé la réponse tout seuls : pour nuire !

Ça nous amène à des discussions sur le racisme – là je déborde de ma séquence. Ça nous permet de réfléchir aux contenus haineux, racistes, complotistes et à la cybercitoyenneté. Que faire face à ces contenus ? Eux étaient très radicaux : ils ne comprenaient pas comment ça se fait qu’on a pas tout interdit. Alors on a été obligé de parler de liberté d’expression.

Dans la classe, un élève disait qu’il faudrait des millions d’années aux humains pour contrôler tous les contenus sur Internet. Un autre lui a répondu que ça ne peut qu’être le travail des robots et des algorithmes. Un autre a fait remarquer que l’avantage d’un algorithme ou d’un robot, c’est qu’ils n’ont pas de religion, pas de partis pris…

Mis à part celui ou celle qui le programme…

Oui, je suis obligée de leur expliquer qu’il y a quand même quelqu’un qui écrit ce programme. Et à leur niveau, que peuvent-ils faire ? Ils peuvent signaler une fausse information à des hoaxbusters, signaler des contenus haineux au site gouvernementale.

Et surtout, ils le disent avec leur mots, « c’est à nous de ne pas partager ».

Le dessin d'un élève de CM2 de Taninges (2015-2016)

Le dessin d’un élève de CM2 de Taninges (2015-2016)

A la fin de l’année, vous leur faites passer une évaluation avant la remise de leur diplôme de hoaxbuseter.

Oui. L’année dernière, on a été tellement loin qu’ils l’ont trouvé trop facile. Pour moi, rien que le fait qu’ils aient posé toutes ces questions et donné des analyses pertinentes, signifie qu’ils ont appris des choses.

Il me semble fondamental que les enfants, avant d’aller au collège, avant qu’ils ne soient trop vulnérables et manipulables, parce qu’ils sont plus fragiles à l’adolescence, aient un petit bagage avec des outils d’autodéfense intellectuelle.

Est-ce que ça suffit ? Certainement pas. Pour moi, l’idéal serait que mes collègues du secondaire continuent à enfoncer le clou. Un élève m’a dit « je suis content d’avoir appris tout ça, peut être que j’y aurais cru, moi, aux chemtrails »

En fin d’année, un élève m’a posé une question intéressante. Il m’a demandé si mes cours allaient lui servir plus tard, quand les technologies allaient changer.

Je lui ai répondu que ce qu’il avait appris lui servirait toute sa vie car même si on verra se développer la réalité virtuelle ou apparaître d’autres technologies révolutionnaires, il aura toujours besoin d’identifier les sources, de croiser les informations, de contextualiser les images et de solliciter son esprit critique. Ça, ça ne changera pas.

Source : http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/09/hoax-linstit-apprend-a-eleves-a-devenir-detectives-web-266034

[Culture scientifique] Étudiants dupés par une intelligence artificielle pendant tout un semestre

Pendant tout un semestre, un professeur de l’université Georgia Tech (États-Unis) a présenté Jill Watson à ses élèves comme l’un de ses nouveaux assistants, en réalité une pure intelligence artificielle. Celle-ci a répondu aux questions des élèves sans qu’ils ne se doutent de rien pendant tout un semestre.

L’histoire est vieille de plusieurs mois, une éternité pour Internet donc, mais elle est assez savoureuse pour être racontée. Ashok Goel est un professeur en science informatique à l’université Georgia Tech (Atlanta) qui donne des cours d’intelligence artificielle basée sur le savoir (KBAI). Comme chaque année, il choisit plusieurs assistants, généralement parmi ses anciens élèves, jeunes diplômés, ou ceux en fin de cursus.

Une intelligence artificielle parmi les assistants

Parmi eux, Jill Watson, dont le nom aurait au moins dû faire sourire ses élèves. En effet, Watson est le nom de l’intelligence artificielle d’IBM basée notamment sur le deep learning.

« Watson va encore plus loin que Deep Blue [le super ordinateur d’IBM, NDLR] (qui analysait un monde fini de possibilités) : en effet, Watson représente une véritable innovation dans la compréhension par la machine du langage naturel (le ‘langage réel’) utilisé par chacun d’entre nous pour communiquer et échanger. Ce qui est incroyable, c’est qu’il est même capable de comprendre les jeux de mots, les ambiguïtés ou l’ironie », précise ainsi IBM sur son site.

Le campus de Georgia Tech

Ces assistants s’apparentent à des tuteurs, ou des chargés de TD, et délivrent toutes informations utiles aux étudiants du master sur un forum d’entraide, comme les dates d’examen ou de rendu des devoirs ou toute aide pédagogique ou administrative.

Les élèves n’ont rien vu

Au cours de ses années de cours, Goel s’est rendu compte que ses élèves posaient tous plus ou moins les mêmes questions, il a donc eu l’idée de développer une IA capable de répondre aux requêtes de ses élèves, la plupart du temps des questions assez banales donc facilement appréhendables par l’IA. Près de 40 000 questions lui ont été soumises avant d’être mise dans le grand bain.

Pour les questions plus poussées, après de premières difficultés vite combattues (réponses incomplètes et/ou incohérentes), Jill Watson n’a plus eu besoin d’aucune aide au bout d’un mois à peine. Durant tout un semestre, Jill Watson a pu duper les élèves de Goel. Si certains ont eu des doutes, la majorité a été grandement surprise en apprenant la véritable identité de leur assistant.

Ashok Goel a renouvelé l’expérience ce semestre. Les élèves sont désormais au courant de l’existence d’une intelligence artificielle parmi les assistants, mais ne connaîtront pas son nom et devront donc le découvrir. Y parviendront-ils ?

Source : http://www.journaldugeek.com/2017/01/06/intelligence-artificielle-dupe-eleves/

2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 9 300 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 3 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

[Société – Précarité] Le taux de précarité a doublé en vingt ans et touche surtout les jeunes et les agglomérations

Insertion/Emploi

Alors que la prime d’activité – née de la fusion du RSA activité et de la prime pour l’emploi – doit se mettre en place le 1er janvier 2016 (voir notre article ci-contre du 1er septembre 2015), le Centre d’observation de la société (COS) publie deux analyses sur la précarité de l’emploi, qui correspond pour partie à la situation visée par cette nouvelle prestation. Le COS est dirigé par Louis Maurin, par ailleurs fondateur de l’Observatoire des inégalités.

Plus de trois millions de salariés précaires

Le premier article cherche à cerner « L’étendue de la précarité en France ». Le terme précarité s’entend ici comme définissant les personnes disposant d’un statut professionnel précaire : stage et contrat aidé, CDD (contrat à durée déterminée), intérim, apprentissage… Dans cette acception, les précaires représentent 3,2 millions de personnes, soit 14% du total des personnes en emploi (25,8 millions). Si on retire l’apprentissage (considéré par l’Insee comme un statut précaire, mais qui est davantage lié à la formation qu’à l’emploi) et les stagiaires et contrats aidés, le taux de précarité tombe à 11%.
L’étude montre que la précarité de l’emploi a connu une brutale accélération entre le milieu des années 80 et la fin des années 90. Au cours de cette brève période, le taux de précarité a plus que doublé, passant de 5% à 12%. En revanche, le taux de précarité tend à rester stable depuis le début des années 2000, autour de 11 à 12%. La crise de 2008-2009 a même eu pour effet paradoxal de réduire la précarité de l’emploi, dans la mesure où les salariés précaires ont été les premiers licenciés afin de préserver les effectifs en CDI.

Un taux de précarité de 50% chez les 15-24 ans

Autre enseignement de l’étude : « Le marché du travail n’est pas ‘précarisé’ dans son ensemble. Le taux moyen de précarité masque des écarts énormes en fonction de l’âge et du niveau de qualification ». Sur ce point, les résultats sont sans ambiguïté : les principales victimes de la précarité sont les jeunes, avec un taux de précarité qui frise les 50% chez les 15-24 ans.
Là aussi, la rupture s’est produite entre le milieu des années 80 et la fin des années 90, le taux de précarité passant de 17% à 47%, ce qui a installé un véritable « marché du travail à deux vitesses […] avec un pôle de salariés de plus en plus stables, qui s’accrochent à leur emploi, et de salariés de plus en plus instables, souvent jeunes et peu qualifiés, allant de contrat en contrat ». Ce poids de la précarité de l’emploi chez les 15-24 ans n’est évidemment pas neutre au regard de l’ouverture de la prime d’activité à cette tranche d’âge.

Où vivent les précaires ?

Le second article cherche à savoir « Où vivent les précaires ? ». Il apparaît ainsi que la précarité de l’emploi s’accroît avec la densité de population. Près des deux tiers des salariés précaires vivent en effet dans des communes de plus de 20.000 habitants (alors que celles-ci regroupent environ 40% de la population) et 45% dans des agglomérations de plus de 200.000 habitants (qui abritent environ 10% de la population française), dont 15% à Paris.
La part des précaires parmi l’ensemble des salariés est ainsi de 9,9% dans les communes rurales, de 11,2% dans les unités urbaines de moins de 20.000 habitants et de 12,9% dans les unités urbaines de 20.000 à 200.000 habitants. Elle culmine à 13,9% du total des salariés dans les unités urbaines de plus de 200.000 habitants, hors agglomération parisienne. Cette dernière affiche en effet un taux nettement plus faible de 10,2%.

Source : http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250269943541&cid=1250269929284 – Jean-Noël Escudié / PCA

[Culture de l’Imaginaire – Société] Jeu de rôle Grandeur Nature et Handicap psychique

Ce documentaire illustre parfaitement le fait que le jeu de rôle permet de développer des « compétences sociales », voire même de rompre un certains isolement.

[Jeunesse – Education – Société] Et pendant ce temps-là, la prévention spécialisée est sabrée

Sur le terrain, les éducateurs sont de véritables experts en termes de prévention de la délinquance.
Photo : Valinco/Sipa
De nombreux départements font de plus en plus d’économies sur les postes d’éducateur de rue, estimant leur travail inutile. Un choix pénalisant
à l’heure où beaucoup dénoncent le délitement de la relation à l’autre. Exemple dans la Drôme, où les crédits ont été divisés par deux cette année.

C’est l’heure de la pause-déjeuner. Deux fois par semaine, les éducateurs spécialisés de la commune de Crest (Drôme) rejoignent la cantine du lycée Armorin pour partager leur repas avec des jeunes. Une façon de travailler sur le lien, ce lien social au cœur de la mission de la prévention spécialisée. Mais ça risque de ne pas durer. Le conseil départemental a décidé de diviser par deux les crédits qui leur sont affectés et de se recentrer sur les seuls quartiers prioritaires de la politique de la ville. Concrètement, si rien ne change, au 31 décembre, les trois postes d’éducateur de rue de la ville de Crest et d’Aouste, toute proche, vont disparaître, de même que la moitié des postes sur l’ensemble du département. Une aberration encore plus insupportable depuis les attentats de janvier 2015 et de vendredi dernier.

« De véritable caméléons,
des généralistes de l’accompagnement »

Géraldine Pajeot, en poste depuis quatorze ans, ne peut s’y résoudre. Insupportable de lâcher les jeunes de 11 à 21 ans qu’elle suit et accompagne. De briser un lien de confiance, construit au fil du temps, selon le principe de la libre adhésion, du respect de la confidentialité et de l’anonymat – qui constituent le principe de la prévention spécialisée, née après la guerre. La santé, la lutte contre la toxicomanie, le décrochage scolaire, l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, le soutien aux parents, les « éducs de rue » interviennent tous azimuts et savent être très réactifs. « De véritable caméléons, des généralistes de l’accompagnement », selon la sociologue Véronique le Goaziou, auteure d’un ouvrage sur la question à paraître début décembre. « Les éducateurs de rue sont là où leur public est et c’est fondamental, explique-t-elle. Mais par leur discrétion, ils ne disent pas ce qu’ils font et ça ne se voit pas. » Et cela, ils le payent cher. Pire, on les juge même inutiles.

Initialement compétence de l’État, la prévention spécialisée est gérée par les départements depuis la loi de décentralisation de 1986 et dans le cadre de la protection de l’enfance. Au mieux, elle subit des coupes budgétaires. Au pire, une suppression pure et simple des subventions, comme c’est le cas dans le département du Loiret. Une action en justice est en cours et le tribunal administratif a donné raison à l’association de la prévention spécialisée du Loiret, rappelant la compétence du département dans ce domaine.

Pourquoi de telles attaques contre un secteur où les éducateurs sont de véritables experts d’un territoire en termes de prévention de la délinquance ? Loïc Chasson intervient, lui, à Romans, dans le quartier populaire de la Monnaie, 4 000 habitants – dont 45 % ont moins de 25 ans – et dont 100 % sont allocataires à la caisse d’allocations familiales. « Nous étions six éducateurs sur la Monnaie et le centre-ville, nous passons à quatre. Mais on ne lâche pas nos projets en cours, même si mes collègues, super solides, tombent malades les uns après les autres. »

Des actions solidaires 
pour « garder (nos) éducateurs »

Dernière réussite en date, le Lab’elles, local pour les jeunes femmes. « Nous n’arrivions pas à être en lien avec les filles, qui mettent en place de véritables stratégies d’évitement pour se protéger de la domination des garçons. » Depuis septembre, une trentaine d’entre elles gravitent autour de leur lieu, passent y faire leurs devoirs quand ce n’est pas possible à la maison, s’entraident, échangent sur la difficulté de se mouvoir dans le quartier et dans la vie en général… Les éducateurs le disent là où ils ne peuvent plus intervenir, d’autres associations prennent le relais et diffusent un discours religieux.

Depuis septembre, grâce aux réseaux sociaux, des jeunes se sont mis en lien pour apporter leur soutien à leurs éducateurs. Un garçon a lancé une pétition, une jeune femme a organisé une manif devant la médiathèque de Crest pour « garder (nos) éducateurs ». Et des témoignages vidéo foisonnent sur Facebook. À l’heure où certains dirigeants politiques versent des larmes de crocodile sur le délitement du lien social, ces travailleurs de l’ombre seront-ils entendus ?

Les départements concernés  Le Loiret, la Drôme, 
le Var, les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime, 
les Charentes, le Gard, Paris, le Maine-et-Loire, l’Eure-et-Loir, le Bas-Rhin… la liste ne cesse 
de s’allonger. Ces départements baissent voire suppriment
les subventions à la prévention spécialisée.

 (1) Éduquer dans la rue. La prévention spécialisée aujourd’hui. Presse de l’école des Hautes Études en santé publique, préfacé par Laurent Mucchielli.

Source : http://www.humanite.fr/et-pendant-ce-temps-la-la-prevention-specialisee-est-sabree-589954

[Culture – Innovation] Covoiture-art ! Partager les voitures ET les visites culturelles!

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METTRE EN RELATION DES VOYAGEURS ET LEURS AFFINITÉS CULTURELLES

Voici le premier site en ligne qui crée de façon dynamique un rapprochement Culture/Transport.Depuis l’an dernier Covoiture-art propose de réunir des personnes (dont une possédant une voiture) voulant se rendre sur un même lieu culturel. Covoiture-art a notamment noué un partenariat avec quelques châteaux mal desservis depuis Paris, tels Vaux-le-Vicomte et Pierrefonds, qui font bénéficier aux usagers du système d’une petite réduction sur leur ticket d’entrée.

PARTAGER VOS GOÛTS ET VOS VOITURES! Tout projet qui s’intéresse de près à clients/visiteurs, qui pense à ce qu’ils ont envie de visiter mais aussi aux difficultés d’accès de la culture est sans doute un bon projet, à notre avis, car il va dans le sens de ce que demandent les visiteurs  depuis longtemps : être considérés, aidés, accompagnés; ils demandent aussi de la convivialité, des rencontres,comme nous l’avons vu à d’autes occasions dans ce petit blog, avec le succès des Greeters, par exemple.
Qui se ressemble s’assemble? J’ai toujours rêvé d’un site Internet où l’on ne donnerait aucune de ses qualités, aucun de ses désirs, mais seulement une liste de films ou d’artistes que l’on aime: si vous aimez les mêmes choses, en route pour l’amitié!

Nous souhaitons longue vie à cette nouvelle expérience et qu’elle se développe. Car il est souvent difficile d’aller voir certains sites ou événements culturels  avec les transports publics, comme en témoigne la récente enquête du Journal des Art que nous vous présenterons et qui concerne les châteaux autour de Paris.

APRÈS LES MAISONS,  LES REPAS ou les canapés (Couch Surfing) partager les visites culturelles est une très bonne idée! Que le site Internet s’ouvre vite au Tourisme international (et soit traduit en 12 langues…) serait aussi un impératif, car 80% des touristes étrangers aiment l’idée de « partager » et découvrir notre pays avec et grâce à ses habitants.Le voyage de « masse » est de moins en moins l’option choisie, et la « personnalisation » des offres est aujourd’hui une obligation!

LE SITE INTERNET : http://www.covoiture-art.com/

I– UNE CARTE DE FRANCE  INTERACTIVE propose 1390 destinations sur la page d’accueil du site Internet , pour permettre à chacun d’accéder à la culture de la meilleure façon qui soit : convivialité, partage et solidarité sont au programme de ce moment de curiosité et de plaisir.
II- DES PARTENARIATS POUR DIMINUER LES PRIX des entrées sont aussi en cours (une dizaine de partenariats signés en octobre), pour donner accès à des prix réduits.Dont le Centre des monuments nationaux, dont certains châteaux ou monuments sont souvent compliqués à joindre par les transports publics.
Nous espérons aussi que des mécènes aideront cette jeune entreprise. Comme le font les allemands, avec un principe des « Grosses entreprises aident les petites à grandir « , ou comme le prévoit la politique culturelle en italie :  le ministre Dario Franceschini  entend demander aux établissements importants d’aider tous les plus petits, quelque soit leur statut, public ou privé.

III- COMMUNICATION : la très mignonne pettie vidéo de COVOITURE-ART, c’est ici:

Vidéo du 10 juil. 2014 Produced with Explee: http://explee.com.

Pour en voir plus :
– Voir toutes les propositions à venir : http://www.covoiture-art.com/evenements-culturels/
– Lire tous les témoignages de covoitureurs : http://www.covoiture-art.com/temoignages/

IV- LES CHÂTEAUX autour de  PARIS,parfois un « parcours du combattant » avec les  transports publics!
C’est un peu ce que l’on peut conclure après avoir lu l’article, dqans le journal des arts, de Margot Boutges & Francine Guillo, « Les châteaux de Paris, si près et si loin » (Le Journal des Arts,n° 434-24 avril 2015):
« Excepté Versailles, de nombreux châteaux visitables aux alentours de Paris pâtissent d’un accès difficile par les transports en commun, qui handicape leur développement. En train, en RER, en bus, se rendre dans les châteaux d’Île-de-France et de Picardie n’est pas facile, alors même que certains se trouvent aux portes de la capitale
LES TRANSPORTS EN COMMUN DE 13 CHÂTEAUX AU BANC D ESSAI. Cette  l’enquête du Journal des Arts, détaille les conditions d’accès avec des transports publics de treize sites  : Sceaux, La Malmaison, Versailles, Écouen,Musée national de la Renaissance; Maisons Laffitte; Saint-Germain-en Laye;Champs-sur-Marne; Chantilly;Vaux-le-Vicomte, Rambouillet; Fontainebleau; Compiègne et Pierrefonds. Voir le pdf ICI.
http://www.lejournaldesarts.fr/pdf/jda434/JDA434-chateaux-Paris-2015.pdf
– Les Principales conclusions de l’enquête:
1- Temps d’attente en gare ou avant la visite : le temps d’attente en gare entre deux trains peut s’allonger jusqu’à deux heures en pleine journée.Quant à Versailles comptez plusieurs heures de file d’attente ou un « revenez deamin » halluciant.
2- Peu de signalétique : les gares parisiennes ne proposent pas de panneau orientant vers les lignes à prendre pour se rendre sur le lieu patrimonial visé. Une fois installé dans le train, le visiteur doit veiller à ne pas rater son arrêt.
3- Arrivé à la sortie de la gare,les problèmes continuent : plus de vingt minutes de marche pour Champs-sur-Marne ou Fontainebleau (trente-cinq minutes), parfois en forêt (à Écouen)et par temps de pluie, on fait comment?. Les navettes entre gare et si monument sont synchronisés sur l’horaire des trains arrivant de Paris(Chantilly et Vaux-le-Vicomte), mais parfois l’arrêt du bus est mal indiqué (Chantilly)et on peut le louper, ou encore ne pas exister! Avec mon amie Aube Lebel nous avons constaté que, hors saison, il n’y avait pas de navette pour aller au Château de Chammbord… Taxi obligatoire.
4-Horaires d’ouverture et Restauration : parfois difficle comme à Fontainebeau (derniers visiteurs à 16h15!) ou à la Malmaison ( pas de restauration, même légère sur place).Certains châteaux sont fermés à l’heure du déjeuner.
5- Coûts élevés! « Sans remise et sans programme de fidélité, un aller-retour à Malmaison revient à environ 7 euros et 18 euros à Fontainebleau. Mais il faut plutôt compter 30 euros pour se rendre à Compiègne, auxquels peuvent s’ajouter le prix d’un ticket de métro à Paris, le droit d’entrée au château ou le déjeuner sur place ».Certaines gratuités ou réductions existent mais son peu connues(Mobilis ou Pass Navigo) », dit l’enquête du JDA.
EN CONCLUSION : quelques expériences existent déjà sur ce principe du « voyage ensemble selon des affinités », mais les usages numériques permettent de démultiplier ces offres classiques (TaxiTram en Ile de France pour l’art contemporain, depuis 2005)taxitram@tram-idf.fr; Bus de l’Art Contemporain (BAC)de Bordeaux ou celui les Bus Culture de Mios (33) et de l’intercommunalité des communes de l’Ourcq..).LLe paiement sécurisé en ligne est aussi bien pratique. Covoiture-art ouvre les cercles fermés d’amateurs « fans de culture » en permettant des rencontres multi-thèmes (Art, histoire, monuments, événements…).Le voyage devient rencontre, et la rencontre devient « expérience » tout au long du trajet A/R: Avant la visite, on peut en parler dans la voiture; pendant la visite, on peut partager ses commentaires, et après, se raconter ses coups de coeurs ou ses déceptions.

Source : http://www.nouveautourismeculturel.com/blog/2015/11/18/covoiture-art-partager-les-voitures-et-les-visites-culturelles/

[Société – Jeunesse] Latifa Ibn Ziaten : «Pour que les enfants d’origine maghrébine aiment la France, il faut la mixité»

Latifa Ibn Ziaten, la mère d'un soldat français tué par Mohamed Merah en mars 2012, après avoir reçu le prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits.
Latifa Ibn Ziaten, la mère d’un soldat français tué par Mohamed Merah en mars 2012, après avoir reçu le prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits.Photo Jacques Brinon. Pool. AFP

La lauréate du prix de la fondation Chirac pour la prévention des conflits a tenu jeudi un discours à la fois poignant et fort, notamment devant François Hollande.

Contre le «cœur vide» et les «ghettos fermés» de la République. Engagée dans la lutte contre la radicalisation des jeunes, Latifa Ibn Ziaten semble perdre courage. Les attentats du 13 novembre sont venus entamer sa détermination à sillonner la France des écoles et des prisons pour porter son message de tolérance. Jeudi, en recevant le prix de la fondation Chirac pour la prévention des conflits, la mère de la première victime de Mohammed Merah en 2012 a demandé l’aide de l’Etat et de François Hollande. «Quand je suis allée voir mon fils, ce bel homme, à la morgue, j’ai pris sa main, raconte la mère d’Ihmad. Et je lui ai dit : « Je t’ai élevé avec des valeurs républicaines » et je suis fière du pays qui m’a accueillie. Alors j’ai promis à mon fils, je lui ai donné ma parole mais j’ai besoin d’aide pour passer ce message de paix et de vivre ensemble.» Au premier rang, François Hollande écoute sans un mouvement. Avant de monter à la tribune, Latifa Ibn Ziaten avait pris place entre les ministres Christiane Taubira, Fleur Pellerin, Najat Vallaud-Belkacem et Marylise Lebranchu. La diversité incarnée.

Sans note, en larmes et portant son voile noir et blanc, elle s’est élevée contre ces classes composées à «95% d’enfants d’origine maghrébine»dans les banlieues. «Ils ne peuvent pas avancer, s’intégrer, aimer la France. Pour aimer la France, il faut leur tendre la main, il faut la diversité, il faut la mixité», insiste celle qui milite depuis trois ans pour le dialogue culturel et interconfessionnel. «Mon fils est mort debout et je reste debout à chaque fois que je témoigne.»

Au problème «très grave» dans les écoles répond le «problème très très grave» dans les prisons. «Il y a des gens qui se convertissent. Il n’y a pas de règle dans les prisons. On dit les droits de l’homme, mais on doit faire des règles dans les prisons. Des règles pour le sport, pour les heures de télévision. Ce n’est pas le prisonnier qui commande. Les gens qui travaillent dans les prisons, ils souffrent, ils demandent de l’aide. On doit travailler, on doit aller vers l’autre.» Latifa Ibn Ziaten réclame aussi des moyens pour son association de lutte contre la radicalisation,«Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix». Son association intervient auprès des enfants, adolescents et jeunes adultes, de tous les milieux sociaux, notamment de détenus en milieu carcéral. Jamel Debbouze en est le parrain. Mais depuis trois ans, elle galère avec deux fonctionnaires et même pas de toilettes. «Si vous ne m’aidez pas, je perds mon courage», prévient-elle avant de promettre : «Je resterai toute ma vie à combattre. J’aime le Maroc, j’aime la France, c’est mon père et c’est ma mère. Je n’aime pas les séparer.»

Source : http://www.liberation.fr/france/2015/11/19/latifa-ibn-ziaten-pour-que-les-enfants-d-origine-maghrebine-aiment-la-france-il-faut-la-diversite-il_1414716 – Laure Bretton

[Education – Jeunesse] Des imams de France prennent des mesures contre la radicalisation des jeunes

Les présidents d’associations musulmanes et les imams du Val-d’Oise et de Puteaux-La Défense dans les Hauts-de-Seine se sont réunis à la mosquée d’Argenteuil pour tenter de trouver des solutions pour lutter contre la radicalisation, indique Le Parisien. « Il faut agir. Ces terroristes font du mal à l’islam, aux musulmans. Notre rôle est fondamental », lance Abou Bakr Sabri de la mosquée As Salam d’Argenteuil. Un appel par lequel les imams et présidents d’associations musulmanes ont répondu par une série de mesures.

Les dirigeants musulmans proposent d’abord d’organiser un colloque d’un week-end sur la radicalisation. En prolongement de cette idée, ils proposent d’organiser des rencontres entre un jeune ayant séjourné en Syrie et de jeunes musulmans. L’objectif de cette rencontre est que le jeune ayant séjourné en Syrie raconte l’horreur dans les zones de combat pour les dissuader de partir.

Toujours parmi les mesures annoncées lors de cette rencontre, l’organisation de deux congrès. Le premier sera un  congrès des imams. Le second devrait être un congrès de la jeunesse musulmane pour tenter de comprendre les raisons de la radicalisation. Et enfin les imams et leaders associatifs musulmans ont proposé une mobilisation contre la radicalisation des jeunes via internet par la création d’un site expliquant l’islam.

 

Source :
http://www.yabiladi.com/articles/details/40296/imams-france-prennent-mesures-contre.html